« J’ai pas trouvé ton livre en librairie »… Pourquoi ? (1/2)

Depuis que mes livres ont été publiés, « j’ai pas trouvé ton livre en librairie » est la remarque que j’entends le plus souvent.

Pourquoi MES LIVRES, MA VIE, MON OEUVRE ne sont pas dans toutes les librairies ?

Bah oui, tiens, pourquoi ?

D’abord, la surproduction éditoriale, les changements de pratiques du lecteur-consommateur et les conditions commerciales entre l’éditeur et le libraire fragilisent le commerce de la librairie. C’est un fait.

Ensuite, devant le nombre d’éditeurs, d’auteurs et de livres publiés, la rotation des livres dans le commerce relève du fast and furious. Une nouveauté chasse l’autre.

Devant cet immense problème de place, les grandes chaînes de magasins en ligne gobent toute crue la part de marché des librairies indépendantes qui ont bien du mal à faire face au(x) géant(s) du secteur.

Mais tout n’est pas perdu, non non. Car en achetant un livre chez un libraire indépendant, lecteur, tu n’es pas seulement lecteur mais tu poses un geste éclairé.

Je dis ça… je dis rien.

Pourquoi il faut soutenir la librairie indépendante ? L’émission de radio « Le téléphone sonne »dans laquelle intervient notamment le fondateur de la librairie Dialogues, à Brest, évoque le conseil personnalisé et « humain » que peut offrir le libraire. Et c’est déjà pas mal, ça.

La librairie indépendante est surtout un maillon nécessaire à la chaîne du livre _créateurs_éditeurs_imprimeurs_distributeurs_diffuseurs_points_de_vente_collectivités_ (oh la belle chaîne du livre) car elle garantit la diversité des livres proposés et la survie de la création. Rien que ça. Et moi, la création, bah je voudrais bien qu’elle survive. Parce que les géants du magasinage en ligne, en position de force, contraignent les éditeurs à leur accorder des remises plus importantes (que celles accordées par l’éditeur aux libraires indépendants). En bout de ligne, cette pression alimente la précarisation des créateurs. Et la situation est, à la base, comment dire… légèrement précaire (t’ai-je dit, lecteur, que sur un album publié en France, je touchais 3% du prix de vente du livre ? Soit 30 centimes sur un livre qui coûte 10 euros ?).

Je ne p(v)eux pas scier la branche sur laquelle je suis assise, non non. Je veux juste te dire, lecteur, qu’il existe des moyens pour trouver les livres que l’on cherche en librairie.

Alors pour savoir comment se procurer MES LIVRES, MA VIE, MON OEUVRE mais aussi, et surtout, se procurer d’autres livres époustouflamboyants, merveillémerveillants, bouleversifiants, tu peux lire ça.

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